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Arthur et George
Julian Barnes
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Bibliothèque étrangère
Mercure de France
560
anonyme 1903
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Jean-Pierre Aoustin
Arthur and George
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De ce livre-là, Julian Barnes dit qu’il n’a jamais rien écrit de meilleur. Les lecteurs anglais et américains qui lui ont fait un triomphe — et les critiques — ont semblé le penser aussi.Plus de 25 traductions en cours à travers le monde. Ce qui est sûr, c’est que l’auteur du Perroquet de Flaubert touche ici à un genre différent de ce qu’il a abordé auparavant. Arthur et George — personnages bien réels, on va le voir — n’auraient jamais dû se rencontrer : origines très différentes, milieux très éloignés, études, caractères, carrières à des années-lumière les uns des autres. Et pourtant… George est le modeste, le timide fils d’un pasteur du Staffordshire, originaire de l’Inde. En cette fin du 19e siècle, un métis, ce n’est pas tellement bien vu. Petit employé de bureau, sans prétention ni ambition, il va se retrouver accusé d’effroyables mutilations d’animaux qui se répètent dans les champs autour du village où il vit avec ses parents. Les preuves s’accumulent contre lui — en fait, des rumeurs, d’improbables témoignages —, il est arrêté, jugé, condamné à plusieurs années de prison. L’affaire Edalji — c’est son nom — commence, qui sera une des plus sinistres erreurs judiciaires des annales anglaises. Arthur, lui, est devenu médecin, spécialiste des yeux — un détail qui comptera plus tard dans cette histoire — mais très vite, il va se consacrer à sa passion, l’écriture, et créer le personnage de Sherlock Holmes. C’est en effet Arthur Conan Doyle, riche, célèbre, adulé par son public. Et c’est à lui que le malheureux George va faire appel en sortant de prison. Arthur accepte. Et c’est à partir d’un détail — le lecteur le découvrira — qu’on comprendra que George ne pouvait absolument pas être coupable. Roman à deux voix – tantôt Barnes se met dans la peau de George, tantôt dans celle d’Arthur — c’est aussi un thriller haletant, un extraordinaire tableau de la société anglaise de l’époque. La justice n’est pas malade qu’en France, on le verra. On apprendra beaucoup de choses sur la vie de Conan Doyle. Beaucoup de choses sur le racisme ordinaire. Et on retrouvera la langue magnifique de Julian Barnes. -- Editions Mercure de France
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2007-01-18
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