SSHF

Société Sherlock Holmes de France

Les amis français de Sherlock Holmes avaient enfin une société comme ceux des États-Unis, de Grande-Bretagne, du Japon, du Danemark, d'Espagne, d'Australie, de Suisse, de Suède, etc. Les Quincailliers de la Franco-Midland, la Société Sherlock Holmes de France, a vu le jour le 14 janvier 1993 à 18 heures, à Paris, à La Maison des amis des livres, librairie sise au 7 de la rue de l’Odéon dans le 6e arrondissement. Un baptême pendant une exposition holmésienne des dessins de Jean-Pierre Cagnat, de la miniature de l’appartement de Sherlock Holmes par Yves-Charles Fercoq, de la sculpture, réalisée en direct, d’un Sherlock quincaillier par Gartner, ainsi que divers objets relatifs au culte. 

Deux ouvrages holmésiens étaient présentés au public. Celui de Christian Louis et Jean-François Vilar, Sherlock Holmes et les ombres (Éditions du Collectionneur), où le Scandale en Bohême resurgit lors d'une enquête sur les traces du détective, illustrée par de nombreuses photos d’ambiance. Et celui des éditions Encrage qui rééditent le Moi, Sherlock Holmes de W. S. Baring-Gould, la biographie du détective traduite en français dans son intégralité pour la première fois. 

Au cours du vernissage, en présence de Sherlock Holmes et du Dr Watson, une partie des membres fondateurs de la nouvelle société (Alexis Barquin, Jean-Pierre Cagnat, Yves-Charles Fercoq et Thierry Saint-Joanis) se sont présentés à la presse et au public en costume d’apparat des Quincailliers de la Franco-Midland (blouse grise, crayon à papier sur l’oreille...). Les personnes présentes ont pu solliciter une adhésion à la société en qualité de commis quincaillier.

Créaton SSHF

Le Discours de création

des Quincailliers

prononcé par

Jean-Pierre Cagnat

Le samedi 14 janvier 1899, que s'est-il passé ? Ce jour-là, Holmes et Watson ont failli être arrêtés pour meurtre ! C'est le jour où finit l'Aventure de Charles-Auguste Milverton...
Ladies and Gentlemen, Mesdames et Messieurs, chers amis et camarades, mon père. Je serai bref !...

200 membres en deux mois 

 

Les membres fondateurs, quatre le 14 janvier 1993, ont été renforcés par plus de 200 adhérents au 15 mars de la même année. Ils étaient originaires géographiquement pour un tiers de Paris et région parisienne ; près de deux tiers de province ; quelques-uns de l’étranger (Belgique, Italie, Grande-Bretagne, États-Unis, Espagne, Grèce, Australie, etc.).

Les premiers adhérents de la Société Sherlock Holmes de France étaient en majorité des journalistes, des chefs d’entreprise, des élus, des universitaires, des enseignants, des scientifiques, des chercheurs, des médecins, des fonctionnaires du ministère de l’Intérieur et de l’Éducation nationale, des étudiants et quelques adolescents.

Ils appartenaient à la population active en majorité et occupaient souvent des postes de décision. On comptait une femme pour deux hommes. 

La société était déjà associée aux Baker Street Irregulars de New York et à plusieurs de ses scions, à la Sherlock Holmes Society of London, à la société espagnole Actas de Baker Street, à la Franco-Midland Hardware Company d’Angleterre (plus de 700 membres répartis dans 26 pays), à trois clubs japonais et un club suisse.

1993 - Saint-Malo

Étonnants Voyageurs 1993.
Café littéraire avec Jean-Pierre Cagnat et Thierry Saint-Joanis

(intervention à partir de la dixième minute...).

Cliquez ici pour écouter l'émission de France Culture
Nuits magnétiques - Mythe où es-tu ? Mythe que fais-tu ?, 3 : Sherlock Holmes (1re diffusion : 18/11/1993)
Par Jacques Meunier - Avec René Reouven, Claude Klotz (alias Patrick Cauvin), Jacques Callard,
Jean-Pierre Cagnat, François Rivière, l'artiste Roland Topor et Thierry Saint-Joanis (Président de l'Association des Quincailliers de la Franco-Midland) - Réalisation Anne-Pascale Desvignes

Revue

de presse

Dès sa création, la Société Sherlock Holmes de France a fait la Une. Citons en vrac Le Monde, Libération (2 fois), Télérama, Le Figaro littéraire, Le Figaro Madame, Le Parisien, Voici (double page), Le Quotidien de Paris, Le Nouvel Observateur, Télé 7 jours, Télé Star, Télé Poche, Ouest France (toutes éditions), Le Courrier de l’Ouest, Le Courrier Picard, Le Provençal, La Dépêche du Midi, Les Dernières nouvelles d'Alsace, La Presse de la Manche, Le Méridional, etc. Et bien d'autres dont l'écho ne nous est pas parvenu. 

À l’étranger, on parle aussi de nous : dans The Guardian, le Wall Street Journal, le Philadelphia Inquirer, The Downs Star (Australie), The European, Le Matin de Lausanne, etc.

En mai 1993, de nouveaux articles ont été publiés dans Ça m’intéresse (quatre pages), L’événement du jeudi, Actuel, Lire, le journal de la SNCF

Notre société a également eu les honneurs des ondes radiophoniques de Europe 1, RMC, Radio Bleue, France Infos, RFI, CBS radio news (États-Unis), la Radio Suisse Romande, deux radios canadiennes et de nombreuses radios locales parisiennes.

Enfin, il y eut aussi de nombreuses prestations télévisées : un reportage présenté par Christine Ockrent pendant le journal du soir de France 3, le 14 janvier, un autre de trois minutes pendant le journal de 20 heures du samedi 16 janvier de TF1 ; un direct de dix minutes sur France 3 dans l’émission Zapper n’est pas jouer, le mardi 9 mars, et un reportage de deux minutes trente, tourné au muséum de paléontologie et diffusé début avril sur France 3 dans Une pêche d'enfer.

Grâce à toute cette publicité, la SSHF comptait plus de 500 membres en mai 1993, seulement quatre mois après sa fondation. L'assemblée de commis quincailliers allait ainsi se réunir pour la première fois au Muséum d'Histoire naturelle au Jardin des plantes à Paris, en costume victorien (obligatoire !).

Nous en parlerons bientôt…