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LA QUINCAILLERIE FRANCO-MIDLAND

À sa création, la Société Sherlock Holmes de France a choisi son nom : Les Quincailliers de la Franco-Midland. Il s’agit d’une référence à la nouvelle The Adventure of the Stockbroker’s Clerk (L’Employé de l’agent de change). Les holmésiens français sont ainsi associés à cette quincaillerie littéraire de diverses façons. Les actifs occupent des fonctions dans sa gestion (directeurs, représentants, employés, caissiers, chefs de rayon, etc.) et les passifs bénéficient de ses services (comme clients, invités, partenaires, fournisseurs, etc.).
Cet « habillage » fait partie de la tradition holmésienne anglo-saxonne qui puise dans l’œuvre fondatrice (les aventures de Sherlock Holmes de sir Arthur Conan Doyle, baptisé le « Canon ») des références élémentaires ou énigmatiques pour baptiser ses groupes, ses fonctions, ses actions et enrichir son vocabulaire en créant un lexique de termes canoniques (cités dans le Canon) connus et reconnus par les holmésiens, et volontairement mystérieux, voire surprenants, pour un public non-averti.
Les fondateurs de la SSHF ont cherché des références françaises dans le Canon et leur choix s’est arrêté sur celui de cette société de quincaillerie, la Franco-Midland, dont le siège est à Birmingham en Angleterre, mais dont toute l’activité est en France : “The Franco-Midland Hardware Company, Limited, with one hundred and thirty-four branches in the towns and villages of France, not counting one in Brussels and one in San Remo.”

Les statuts de l'association (loi 1901) reprennent cette définition canonique : « Rassembler en France, dans tous les autres pays francophones, dans la ville de San Remo en Italie, dans celle de Bruxelles en Belgique et dans celle de Birmingham en Angleterre, toutes les personnes morales et physiques qui s’intéressent à Sherlock Holmes, personnage cité par Sir Arthur Conan Doyle ; créer, gérer et animer un musée consacré à l’œuvre de Sir Arthur Conan Doyle. » Ainsi, on peut trouver un Grand dépôt de Paris et 134 succursales dans les villes et villages de France, plus une à Bruxelles, en Belgique, et une à San Remo, en Italie.
Les publications ont une forme quincaillière et victorienne (ou Belle époque). Citons Le Catalogue de la Franco-Midland, le Ironmongers Daily Echo, le QuinCahier. L’hymne de la SSHF est La Quincaillière, sur l’air de La Marseillaise. La bannière de la SSHF à la forme de celle d’une corporation de quincailliers. Les fonctions et grades font écho au vocabulaire quincaillier.
Enfin, un rituel reprend le questionnaire d’embauche, apparaissant dans le récit de L’Employé de l’agent de change, entre Arthur Pinner et Hall Pycroft :


- À combien sont les Ayrshires ?


- 105 à 105,25.


- Et le New Zealand Consolidated ?


- 104.


- Et les British Broken Hills ?


- 7 à 7,6.