On parle de "Young Sherlock", ce soir sur Twitch SSHF
- Thierry Saint-Joanis

- il y a 3 jours
- 3 min de lecture
The Strand - Young Sherlock Ce soir, jeudi 23 avril, à 20h30, sur Twitch SSHF |
La SSHF vous propose de suivre (et de commenter en direct) son tout nouveau format : The Strand. Philippe, Romain et Léandre vont discuter et analyser la série Young Sherlock, diffusée en mars 2026. Ils reviendront sur l'intrigue de la série, le réalisation, les références holmésiennes et s'interrogeront sur la canonicité des différents personnages. |
Young Sherlock renouvelée pour une saison 2
(cet article a été diffusé le 19 avril aux membres de l'association SSHF, via leur newsletter quotidienne par courriel. Cette newsletter est réservée aux personnes à jour de leur cotisation SSHF 2026. Qu'attendez-vous pour rejoindre le club ? Cliquez ici !)
La nouvelle est tombée il y a quelques jours seulement : Prime Video a officiellement renouvelé Young Sherlock pour une saison 2. Créée par Matthew Parkhill (showrunner et scénariste principal) et développée avec Peter Harness et Guy Ritchie (qui a réalisé les deux premiers épisodes de la saison 1 et dirigera le premier de la saison 2), la série a conquis un public massif en à peine plus d’un mois. Avec 45 millions de spectateurs dans le monde, un passage en tête des classements dans 95 pays et des centaines de millions de minutes de visionnage aux États-Unis, le jeune détective incarné par Hero Fiennes Tiffin s’impose déjà comme l’un des plus gros succès récents de la plateforme.
Ce renouvellement rapide est l’occasion rêvée de revenir sur la saison 1, sortie le 4 mars 2026 avec ses huit épisodes disponibles d’un coup. Loin d’une adaptation littérale des romans d’Arthur Conan Doyle, Young Sherlock propose une origin story audacieuse et résolument moderne. Nous découvrons un Sherlock Holmes âgé de 19 ans, brut, impulsif et encore loin de l’enquêteur flegmatique de Baker Street. Expulsé de prison pour un simple vol à la tire, il est placé par son frère Mycroft (Max Irons) comme serviteur à Oxford. Très vite, un meurtre sur le campus le désigne comme principal suspect. Pour laver son honneur, le jeune génie se lance dans sa première véritable enquête… qui le propulse dans une conspiration mondiale aux enjeux explosifs.
Le ton est signature Guy Ritchie : rythme effréné, action chorégraphiée, humour irrévérencieux et caméra virevoltante. Mais Matthew Parkhill y ajoute une vraie profondeur émotionnelle. On explore les traumas familiaux (la disparition tragique de la sœur Beatrice, la mère internée interprétée par Natascha McElhone, le père absent joué par Joseph Fiennes), la rivalité naissante avec un James Moriarty (Dónal Finn) étonnamment charismatique et complice, ainsi que des personnages secondaires savoureux (Zine Tseng en princesse chinoise, Colin Firth en bienfaiteur d’Oxford). Le résultat ? Un mélange d’aventure à la Indiana Jones, de buddy movie et de mystère victorien qui ose prendre des libertés avec le canon.
Et le public, qu’en a-t-il pensé ?
La réception est globalement très positive, même si elle reste nuancée – ce qui est normal pour une relecture aussi libre. Sur Rotten Tomatoes, la saison 1 affiche 84 % d’approbation critique et 83 % chez le public, avec un consensus clair : la série ne cherche pas à reproduire Conan Doyle à la lettre, elle assume son adaptation « libérale » et livre le cocktail signature de Ritchie – style, rythme et personnages attachants.
Les critiques enthousiastes saluent « une origin story captivante qui rend Sherlock frais, dangereux et addictif » (Variety), une «explosion d’action et d’intrigue familiale » ou encore « le parfait mélange d’humour, d’émotion et de twists ». Beaucoup louent la chimie entre Fiennes Tiffin et Finn, ainsi que la façon dont la série humanise le jeune Holmes sans le rendre trop lisse.
D’autres voix, plus mesurées, regrettent un côté parfois « too much » : trop d’action au détriment de la déduction pure, un scénario parfois chaotique ou un Holmes un peu moins « cérébral » que dans les classiques. Le Guardian parle d’un «caper geezerish» un peu daté ; le Hollywood Reporter évoque un « dumb fun » plus divertissant que profond. Mais même les réserves concluent souvent sur une note positive : « messy, mais on en redemande ».
Bref, Young Sherlock n’est pas une série pour les puristes rigides, mais elle est parfaite pour ceux qui aiment voir l’icône réinventée avec énergie et modernité. Et le renouvellement pour la saison 2 confirme que Prime Video croit en cette vision : Guy Ritchie aux manettes du pilote, une intrigue qui promet d’approfondir la relation Holmes-Moriarty…








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